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Le pouvoir iranien a écarté mardi l'idée d'amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, après que le président Donald Trump a jugé que le document reçu de Téhéran était bon "à mettre à la poubelle".
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Plus d'un mois après l'instauration d'une trêve précaire dans une guerre qui a fait des milliers de morts et continue à bouleverser l'économie mondiale, le processus diplomatique, via la médiation du Pakistan, semble bloqué.
"Il n'y a pas d'autre choix que d'accepter les droits du peuple iranien, tels qu'établis dans la proposition en 14 points. Toute autre approche serait infructueuse et ne mènerait qu'à une succession d'échecs", a écrit sur X le négociateur en chef de la République islamique, Mohammad Bagher Ghalibaf.
Celui qui est aussi président du Parlement a interpellé les négociateurs américains, estimant que "plus ils traîneront les pieds, plus les contribuables américains en paieront le prix", au moment où les cours du pétrole évoluent à des niveaux toujours élevés.
Ces déclarations surviennent après celles de Donald Trump qui a dénigré la proposition iranienne et assimilé le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril à un malade "sous assistance respiratoire", avec "1% de chances" de survie.
- Pression américaine sur Pékin -
Le contenu de la proposition américaine initiale n'a pas été rendu public. Selon certains médias, elle contient un protocole d'accord en une page pour mettre fin aux combats et établir un cadre de négociations sur le dossier nucléaire.
Dans sa réponse, l'Iran appelle à une fin immédiate des hostilités dans la région, y compris au Liban, et à l'arrêt du blocus de ses ports par la marine américaine, selon le ministère des Affaires étrangères. Il réclame également le dégel des avoirs iraniens détenus à l'étranger.
En cas de reprise des attaques, l'Iran se tient prêt "à riposter et à donner une leçon", a averti M. Ghalibaf lundi.
Le porte-parole de la Commission parlementaire de la sécurité nationale a lui évoqué la possibilité de porter l'enrichissement d'uranium à 90%, le taux nécessaire pour fabriquer la bombe atomique. "Nous étudierons" l'option au Parlement, a écrit Ebrahim Rezaei dans un message posté sur X.
Côté américain, Donald Trump a brandi, dans un appel téléphonique avec un journaliste de Fox News, la menace d'une relance de son opération de protection des navires pour franchir le détroit d'Ormuz, verrouillé par l'Iran depuis l'offensive israélo-américaine du 28 février.
Il l'avait mise sur pause dès le 5 mai, au lendemain de son lancement, invoquant alors les "grands progrès accomplis" vers un accord, espoirs qui se sont depuis évanouis.
Le président Trump est attendu mercredi à Pékin où il restera jusqu'à vendredi, pour rencontrer son homologue Xi Jinping.
Selon l'administration américaine, il entend faire pression pour que la Chine use de son influence sur l'Iran en vue d'une sortie de crise dans le Golfe, alors que Pékin est de loin le principal importateur du pétrole iranien.
- Le Hezbollah promet "l'enfer" -
Le blocage persistant du détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, fait à nouveau grimper les cours de l'or noir mardi, à plus de 107 dollars le baril (+2,999%) pour le Brent de la mer du Nord, référence internationale, vers 09H40 GMT.
Pour Maryam, une peintre téhéranaise de 43 ans, "le futur est très incertain, et nous vivons au jour le jour". "C'est très dur de garder l'espoir à l'heure actuelle", a-t-elle confié à une journaliste de l'AFP basée à Paris.
De nouvelles discussions censées ouvrir la voie à des négociations de paix doivent se tenir jeudi et vendredi à Washington entre les deux pays.
Mais le chef du Hezbollah Naïm Qassem a affirmé mardi que la question du désarmement de sa formation, exigé par Israël, ne faisait pas partie des "négociations avec l'ennemi", jurant de transformer "la bataille en enfer pour Israël".