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Sous pression de l'opposition politique pour contenir les prix des carburants, qui ont augmenté rapidement avec la guerre au Moyen-Orient, le gouvernement a défendu jeudi son action, réfutant que l’État soit le "grand gagnant" de la situation.
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Le ministère de l'Économie, qui a fait état mercredi de premières augmentations du litre de carburant "de quelques centimes", est sous le feu des critiques du Rassemblement national et de La France Insoumise pour, disent-ils, éviter des flambées des prix pour les automobilistes.
La cheffe des députés RN Marine Le Pen a proposé mercredi de baisser des taxes sur les carburants pour compenser les hausses. Son parti réclame depuis plusieurs années de réduire la TVA de 20% à 5,5% sur les carburants, le fioul et le gaz.
Le président du RN Jordan Bardella a aussi appelé dès lundi à baisser TVA et accise sur les produits pétroliers (ex-TICPE, taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), l'autre taxe sur les carburants, "en cas de flambée".
Le président de la commission des Finances de l'Assemblée Éric Coquerel (LFI) a, lui, demandé au gouvernement de "réfléchir à un blocage des prix" de l'essence. Et "si la situation perdure", que le gouvernement procède à "des ajustements" sur l'accise.
La question des prix de l'énergie enflamme régulièrement le débat politique depuis la crise énergétique de 2022, liée à la guerre en Ukraine. Le gazole et les essences sans plomb Super 95 et 95-E10 avaient alors dépassé le seuil psychologique des 2 euros par litre.
- 50 à 55% de taxes -
Mais pour le gouvernement, pas question d'agir à ce stade sur des taxes dont l’État a besoin et qui, assure-t-il, ne dépendent pas tant du prix de l'énergie.
La ministre déléguée à l'Énergie Maud Bregeon a estimé "inconcevable" de baisser TVA et TICPE, car cela entraînerait un trou de près de 20 milliards d'euros dans le budget de l'Etat.
Bercy a enfoncé le clou jeudi, alors que le PDG de Coopérative U (Hyper U, Super U) Dominique Schelcher a affirmé aussi que "l’État" était le "grand gagnant" de la hausse du prix de l'essence car "plus de 51% du prix que vous payez à la pompe part directement dans les poches de l'État".
"La plus grande part des recettes (fiscales) liées au carburant" à savoir l'accise sur les produits pétroliers "ne dépend pas du prix du carburant", a martelé le ministère de l’Économie.
Selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip), le prix du litre de carburant se compose environ de 30% du coût des matières premières, de 50 à 55% de taxes (TVA et accise) et de 15 à 20% de coûts de distribution.
- "Tirer leur épingle du jeu" -
L'entourage du ministre de l’Économie Roland Lescure a par ailleurs fustigé "le RN, qui fait toujours son beurre sur les sujets énergétiques, et certains qui ont pris la parole" pour dire que l’État était "le grand gagnant", estimant qu'ils se "servent de la situation pour tirer leur épingle du jeu".
Bercy a reçu jeudi matin les distributeurs de carburant pour "s'assurer" qu'ils ne pratiqueraieont pas de hausses exagérées des prix, par rapport à celle des cours du pétrole.
Lors de la réunion, Roland Lescure a exhorté à "être solidaire dans la crise, gouvernement, énergéticiens, revendeurs, etc.", en d'autres termes, ne pas se renvoyer la responsabilité des hausses de prix, a rapporté un participant.
"Il y a la mise en garde: +pas d’abus+", a rapporté un autre distributeur.
Pour l'Ufip, "ce qui ressort de cette réunion, c’est qu’on est tous mobilisés". Écartant toute "crainte à avoir sur l’approvisionnement", elle a évoqué néanmoins une "répercussion rapide" de "la hausse du prix du baril de brut sur les prix à la pompe", qui est encore plus marquée sur le gasoil.
Selon les prix à la pompe recensés par Bercy, le litre de SP-95/E10 se vendait jeudi matin en moyenne à 1,78 euro, 7 centimes de plus que le 27 février avant le déclenchement de la guerre.