Nutzen Sie Bombay Durpun mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use Bombay Durpun with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar Bombay Durpun con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le Bombay Durpun avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare Bombay Durpun con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o Bombay Durpun com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
Un incendie d'origine probablement accidentelle, qui a parcouru 2.400 hectares au nord du bassin d'Arcachon (Gironde) et menace encore de progresser, a conduit à évacuer plus de 20.000 habitants et touristes dans ce secteur de la forêt des Landes de Gascogne, quatre ans après le cauchemar de l'été 2022.
Taille du texte:
Aucune victime n'est recensée à ce stade par les autorités mais "une maison isolée a été détruite", selon la préfète de Gironde, Sophie Brocas. Les conditions météorologiques restent "défavorables", notamment au regard de "vents erratiques" attendus, précise-t-elle.
Alors que 12.000 touristes et habitants de la zone ont été évacués à titre préventif depuis mercredi soir, 8.800 personnes ont fait l'objet d'une mesure similaire jeudi dans le village de Claouey, sur la route du très touristique Cap Ferret.
Le feu "se situe à 300 m des premières habitations de Lège-Cap-Ferret", où de "nombreux moyens protègent les maisons", a souligné à la mi-journée Marc Vermeulen, directeur du service départemental d'incendie et de secours.
Selon Météo-France, les températures vont monter dans l'après-midi et le vent forcir. "Le feu pourrait redevenir convectif (avec propagation des flammes par l'air chaud ambiant, NDLR), comme hier (mercredi). Ça devrait être le cas vers 13 ou 14H00, avec un pic à 20H00", a ajouté le patron des sapeurs-pompiers en Gironde.
Les évacués sont pris en charge dans des salles communales de la zone, à distance des flammes.
"Les gendarmes sont venus toquer à chacune des maisons. Le feu était à 500 m environ", a raconté à l'AFP Patrick Martineau, 69 ans, habitant du Porge. "On a un peu peur et du mal à réaliser ! C'est surréaliste. Quand on a acheté ici, il y a six ans, on ne pensait pas au risque d'incendie."
"Nous nous préparons à tenir quelques jours", indique le maire de la commune, Martial Zaninetti.
Jeudi midi, un drone de la gendarmerie a diffusé un message d'alerte sur la zone évacuée à destination d'éventuels récalcitrants: "Merci de quitter les lieux dans les plus brefs délais", a entendu un journaliste de l'AFP.
- Paysage de désolation -
Quelque 700 sapeurs-pompiers luttent désormais contre les flammes, rejoints par 44 militaires et 10 véhicules de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, et appuyés par deux Canadair, deux Air Tractor et un Dash. Plus de 300 gendarmes participent aux secours.
Jeudi, un paysage de désolation s'étendait entre Le Porge et Lège-Cap-Ferret. Des hélicoptères effectuaient des rotations au-dessus d'habitations aux volets clos, avec un va-et-vient incessant de camions au sol.
"L'enjeu pour nous est la tête de feu, pour protéger la commune de Lège-Cap-Ferret", a souligné sur les lieux le lieutenant-colonel Éric Pitault.
Selon plusieurs sources interrogées par l'AFP, le feu aurait été déclenché par un engin de débroussaillage dans la commune de Saumos. La piste accidentelle est privilégiée par les autorités.
La préfète de Gironde a interdit "tous travaux forestiers utilisant des moteurs thermiques" dans le département jusqu'à nouvel ordre. Mercredi, ils étaient encore autorisés jusqu'à 13H00.
- Sécheresse -
Selon le gouvernement, plus de 12.500 départs de feu sont intervenus depuis janvier et la surface déjà brûlée dépasse celle de 2022, quand des incendies avaient parcouru près de 30.000 hectares dans la forêt des Landes de Gascogne, forçant à l'évacuation de quelque 50.000 personnes.
Plus de 3.000 hectares avaient déjà brûlé à l'époque autour de Saumos.
À ce stade, 2026 se situe au deuxième rang des surfaces brûlées à travers l'Union européenne depuis deux décennies de mesures, d'après les données satellitaires du système Effis analysées par l'AFP. Mais c'est la pire année en France.
Les forêts s'enflamment d'autant plus facilement que la végétation et les sols sont très secs depuis des mois, un phénomène accentué par les récentes canicules exceptionnelles. Selon une étude publiée jeudi par des climatologues du groupe World Weather Attribution, le changement climatique provoqué par les activités humaines rend la sécheresse actuelle plus sévère.
L'incendie en Gironde survient après que deux sapeurs-pompiers sont morts, mardi, lors d'un feu près de l'aéroport de Bordeaux, après un précédent décès en Savoie début juillet. Les syndicats de la profession dénoncent un manque de moyens et "l'épuisement" des troupes.