Nutzen Sie Bombay Durpun mit personalisierter Werbung, Werbetracking, Nutzungsanalyse und externen Multimedia-Inhalten. Details zu Cookies und Verarbeitungszwecken sowie zu Ihrer jederzeitigen Widerrufsmöglichkeit finden Sie unten, im Cookie-Manager sowie in unserer Datenschutzerklärung.
Use Bombay Durpun with personalised advertising, ad tracking, usage analysis and external multimedia content. Details on cookies and processing purposes as well as your revocation option at any time can be found below, in the cookie manager as well as in our privacy policy.
Utilizar Bombay Durpun con publicidad personalizada, seguimiento de anuncios, análisis de uso y contenido multimedia externo. Los detalles sobre las cookies y los propósitos de procesamiento, así como su opción de revocación en cualquier momento, se pueden encontrar a continuación, en el gestor de cookies, así como en nuestra política de privacidad.
Utilisez le Bombay Durpun avec des publicités personnalisées, un suivi publicitaire, une analyse de l'utilisation et des contenus multimédias externes. Vous trouverez des détails sur les cookies et les objectifs de traitement ainsi que sur votre possibilité de révocation à tout moment ci-dessous, dans le gestionnaire de cookies ainsi que dans notre déclaration de protection des données.
Utilizzare Bombay Durpun con pubblicità personalizzata, tracciamento degli annunci, analisi dell'utilizzo e contenuti multimediali esterni. I dettagli sui cookie e sulle finalità di elaborazione, nonché la possibilità di revocarli in qualsiasi momento, sono riportati di seguito nel Cookie Manager e nella nostra Informativa sulla privacy.
Utilizar o Bombay Durpun com publicidade personalizada, rastreio de anúncios, análise de utilização e conteúdo multimédia externo. Detalhes sobre cookies e fins de processamento, bem como a sua opção de revogação em qualquer altura, podem ser encontrados abaixo, no Gestor de Cookies, bem como na nossa Política de Privacidade.
La tension a grimpé fortement à Paris samedi avant même le départ du défilé place de la République, comme à Marseille, avec une intrusion dans la mairie, à l'occasion de la journée de mobilisation nationale contre la "vie chère" qui a rassemblé plus de 30.000 personnes en région dans la matinée.
Taille du texte:
"A la mi-journée", les autorités ont recensé 140 actions avec 32.800 personnes en province et 166 interpellations sur tout le territoire national, a annoncé l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez dans un message à la presse.
Au même moment, de vives tensions entre manifestants et forces de l'ordre éclataient à Paris, place de la République, d'où doit partir vers 14H00 un cortège protéiforme, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les forces de l'ordre ont fait usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogènes pour répondre à plusieurs centaines de manifestants, pour la plupart masqués et vêtus de noir, dont certains tiraient des mortiers d'artifice.
Une vingtaine d'interpellations ont eu lieu après une action devant le siège de CNews à Paris. Des projectiles ont été lancés et des vitres brisées, entraînant l'intervention des forces de l'ordre pour disperser les individus, selon la préfecture de police.
À Marseille, Lyon, Niort, Valenciennes ou La Rochelle, des manifestants - certains avec des gilets jaunes - avaient lancé samedi matin dans les rues une mobilisation comprenant de multiples inconnues, apparue sur les réseaux sociaux avant d'être nourrie par les "colères" de gilets jaunes, des lycéens et étudiants, de salariés ou de militants pour le climat.
Le tout sous la surveillance étroite de forces de l'ordre déployées en nombre.
Un bâtiment de la fac de lettres de Rouen a notamment été touché tôt samedi par un incendie vraisemblablement d'"origine criminelle", selon une source proche du dossier.
À Marseille, "sur la Canebière, des magasins ont été vandalisés et le poste de police municipal a été dégradé", selon l'entourage du ministre de l'Intérieur. Des manifestants ont aussi pénétré brièvement dans le hall de la mairie après avoir enfoncé la porte, selon un journaliste de l'AFP.
- "On étouffe" -
Peu de blocages ont été constatés par les journalistes de l'AFP, avec néanmoins quelques ronds-points occupés à Rennes, Langon (Gironde) ou Marmande (Lot-et-Garonne), en écho au mouvement historique des gilets jaunes en 2018-2019. A Toulouse, les forces de l'ordre sont intervenues pour empêcher des blocages de trains et d'un rond-point.
À six mois de l'élection présidentielle, l'appel à faire renaître le mouvement des gilets jaunes, qui avait marqué le premier mandat d'Emmanuel Macron, a rencontré la protestation des lycéens et étudiants pour de meilleures conditions d'études.
"À la fin du mois, je n’ai plus rien, les prix augmentent mais pas les salaires. On n’en peut plus, on étouffe", dénonce Franck, un fonctionnaire quadragénaire qui a manifesté à Guéret avec environ 400 personnes.
L'ampleur de la mobilisation était une grande inconnue de cette journée, au premier jour des vacances scolaires et alors qu'une intersyndicale a appelé les salariés du public et du privé à manifester et faire grève le 5 novembre, notamment pour les salaires et les services publics.
- Macron appelle au "calme" -
Emmanuel Macron avait lancé vendredi, depuis Bruxelles, un appel "au calme".
"La probabilité que l'ultragauche fasse dégénérer les cortèges de l'après-midi (de samedi) est très forte", a jugé samedi midi l'entourage du ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, en dénonçant des "opérations violentes et ciblées" dans certains endroits en France. Cette source a estimé que "le mouvement se tradui(sait) par une très forte mobilisation de la mouvance ultragauche, qui ne cherche qu'à créer le désordre".
Ces derniers jours, le gouvernement avait tenté de désamorcer le mécontentement de certains segments de la population : enveloppe de 500 et 700 millions d'euros débloquée pour le plan de relance agricole pour 2027, alors que le spectre d'une mobilisation des agriculteurs a ressurgi, prolongation d'aides à l'achat de carburants.
Côté politique, de nombreux députés LFI sont attendus dans les cortèges. La cheffe des Écologistes Marine Tondelier et le patron du Parti communiste Fabien Roussel sont aussi attendus.