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A renfort de tracteurs, fumier et bottes de paille, les agriculteurs ont érigé une dizaine de barrages mercredi sur les principaux axes autour de Toulouse, bravant par des températures négatives les interdictions de manifester, pendant que d'autres s'acheminent vers Paris pour "sauver l'agriculture française".
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Epizootie de dermatose bovine (DNC), cours du blé et prix élevé des engrais, menace d'une concurrence accrue des pays latino-américains... "tant qu'on n'aura pas de réponse", les agriculteurs maintiendront la pression sur Paris et Bruxelles, a déclaré à l'AFP Lionel Candelon, président de la Chambre d'agriculture du Gers et membre de la direction nationale de la Coordination rurale (CR).
Alors que les ministres de l'Agriculture des Vingt-Sept sont attendus à Bruxelles dans l'après-midi pour répondre aux préoccupations du monde agricole avant la signature de l'accord avec le Mercosur prévue le 12 janvier, des dizaines de tracteurs sont lancés vers Paris pour y entrer jeudi, en provenance de plusieurs départements, surtout du Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre.
"On est très étonnés d'un tel déploiement de moyens parce qu'on a dit que la manifestation était pacifique", a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter. "Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances", a-t-il ajouté.
- "Guerre d'usure" -
"C'est une guerre d'usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus", a lancé depuis un cortège à l'ouest de Toulouse Pierre Solana, éleveur du Gers de 37 ans, après que le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi à la FNSEA des annonces d'ici la fin de semaine.
Après son entretien avec M. Lecornu, le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau a répété mardi soir que l'accord UE-Mercosur représentait "le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l'agriculture européenne".
Même la rallonge budgétaire de 45 milliards d'euros promise dans la future politique agricole commune (PAC) ne devrait pas "faire avaler la pilule du Mercosur" aux agriculteurs, a estimé le député de la Somme (ex-LFI) François Ruffin.
"Il faut vraiment qu'on trouve une solution pour sauver l'agriculture française", a supplié l'agriculteur, parti vers minuit d'Auch, à 70 km de Toulouse, dans un convoi d'une centaine de véhicules de la CR, dont une quarantaine de tracteurs et de bennes, bloqué mercredi à la mi-journée par les forces de l'ordre.
- Arrêtés d'interdiction -
Le préfet de l'Occitanie et de Haute-Garonne, Pierre-André Durand, avait pris en amont de cette mobilisation plusieurs arrêtés d'interdiction, notamment en raison du "risque de troubles à l'ordre public", comme dans une vaste majorité des régions françaises.
"C'est une honte, c'est une dictature", s'est insurgé Eric Massou, un responsable de la CR 31, bloqué par les gendarmes avec une douzaine de tracteurs sur l'A68. "On voulait faire un barrage filtrant (sur la rocade). Et puis les gendarmes ont bloqué totalement l'autoroute pour nous et pour les usagers."
Des manifestants étant parvenus à rejoindre le périphérique toulousain y ont déversé du fumier sur la chaussée et allumé un feu, bloquant entièrement la circulation à l'aube, à hauteur de Balma (est de Toulouse), entraînant d'importantes perturbations jusque sur l'A61 au sud-est de l'agglomération.
Des barrages ont également été érigés sur l'A64, où les agriculteurs de Haute-Garonne tiennent notamment une portion d'autoroute depuis décembre à hauteur de Carbonne.
"C'est un ras-le-bol total", lance Enzo, agriculteur des JA sur le barrage de l'A68. Evoquant Mercosur et DNC, il dénonce: "On nous a fait beaucoup de promesses, visiblement maintenant plus personne ne nous écoute."
A cause de la DNC, les vaches seront absentes du Salon de l'agriculture et des concours, ont par ailleurs annoncé mercredi les organisateurs du Salon, qui espèrent encore une présence "limitée et symbolique" de bovins.